- Médiathèque de Villepinte
Ce que je sais de Vera Candida / Véronique Ovaldé
Le destin de trois générations de femmes qui se répète jusqu’à ce que l’une d’elles alors ado et enceinte, quitte son pays pour vivre sa vie hors de ses attaches. Elle connaîtra bien des aventures et finira par trouver la douceur de vivre auprès d’un homme aimant. Malheureusement, atteinte d’une grave maladie, elle va renoncer à finir ses jours dans cette quiétude pour retourner dans son pays natal, espérant que sa grand-mère à qui elle a donné si peu de nouvelles sera encore en vie.
Très bon livre qui marque une évolution du style de l’auteur.
Une année étrangère / Brigitte Giraud
Un très fort roman sur le pouvoir des mots, de la langue et des non-dits et sur la construction de soi.
L’auteur nous plonge dans l’intime, dans ces moments ou l’on sait que rien ne sera plus comme avant.
La consolante / Anna Gavalda
Dilettante
Au cours de ce livre, nous allons rencontrer des personnages tous haut en couleurs dont rien à priori ne devrait les rassembler et pourtant à un moment donné leurs itinéraires vont se croiser et transformer la vie de chacun. Livre attachant.
Paroles d’illettrisme : 8 témoignages, 9 auteurs de bande dessinée
Cette bande dessinée poignante nous confronte par la diversité des témoignages aux multiples facettes de l’illettrisme. Chaque dessinateur offrant son univers propre à ces histoires fortes renforce cette mosaïque de situations et donne à l’ensemble de l’ouvrage sa cohérence.
L’annonce / Marie-Hélène Lafon
Buchet Chastel
Un très joli livre sur le monde agricole et l’une de ses problématiques importantes : le célibat et la solitude de certains agriculteurs. Une histoire d’amour et de pudeur dans un milieu de taiseux. L’auteur s’est probablement inspiré du film de Raymond Depardon, La vie moderne, qui met en scène des agriculteurs très proches des personnages du livre (duo de vieux oncles célibataires endurcis, neveu qui leur impose sa rencontre, par annonce, avec une femme ayant un enfant…).
Intéressant car il est plus courant de voir des films adaptés de livres que l’inverse…
Voir en parallèle
Profils paysans, 3 : La vie moderne / Documentaire réalisé par Raymond Depardon
La lumière et l’oubli / Serge Mestre
Denoël
Avis de Stéphanie Charpentier
Stock
Un livre non linéaire qui rend bien l’ambiance chaude et sensuelle de Cuba. Très vivant !
Une femme à Berlin : journal, 20 avril-22 juin 1945 / Anonyme
Gallimard
Un témoignage vraiment prenant et très intéressant sur le détachement nécessaire à la survie.
Métailié
Un roman épique, plein de poésie où l’on retrouve l’Histoire vue par les vaincus. Œuvre collective réalisée par cinq auteurs italiens se revendiquant comme des artisans de l’écriture.
Les heures souterraines / Delphine de Vigan
De très bonnes critiques m’avaient donné envie de lire ce livre. Je n’ai pas été déçue. Delphine de Vigan, sans pathos ni délires moraux, nous fait assister à la descente aux enfers de son héroïne Mathilde et nous fait parfaitement comprendre les suicides de ses collègues en souffrance travaillant dans les grandes entreprises. Son héros, lui, voulait être chirurgien. Un accident stupide le prive de deux doigts, ce qui lui enlève tout espoir de réaliser son rêve. Dite de cette manière, l’histoire peut sembler banale, mais la magie du style de Delphine de Vigan nous prend aux tripes et cela change tout.
Fayard
La force de ce roman noir tient surtout à son personnage principal, Sughrue, enquêteur vieillissant particulièrement attachant. L’intrigue est intéressante, originale et assez efficace. Mais on regrettera quelques passages un peu confus, sans doute en raison d’un trop grand nombre de personnages, ainsi que certaines scènes inutilement cruelles. Mais le principal reproche concerne la fin du livre qui, sans être mauvaise, déçoit un peu les attentes que l’on avait eu le temps de se faire durant les 500 pages que dure le roman.
Dictionnaire amoureux du cinéma / Jean Tulard
Plon
(si, si, ça se lit comme un roman)
Plus qu’une encyclopédie, c’est une visite guidée de sa cinémathèque personnelle, presque un autoportrait que dévoile l’historien Jean Tulard dans ce Dictionnaire amoureux du cinéma publié chez Plon.
On percevra évidemment une certaine nostalgie chez ce spécialiste de Napoléon Bonaparte né avec le cinéma parlant. Mais l’homme - pour qui le cinéma pourrait exister sans réalisateurs, sans scénaristes et sans acteurs, mais pas sans cinéphiles - est surprenant et avoue sans rougir une affection particulière pour le cinéma de genre, la science-fiction (“genre cinématographique par excellence”), les “nanars” et autres films de série B.
L’exercice est volontairement subjectif : en vieux briscard des salles obscures, Jean Tulard a ses têtes et se fiche du cinématographiquement correct (Tati l’ennuie), joue l’irrévérencieux face à quelques monuments intouchables (comme le “plaisantin” Jean-Luc Godard) et réhabilite la mémoire des “seconds rôles du cinéma français” (Louis Salou, Saturnin Fabre... qui, souvent, volèrent la vedette aux têtes d’affiche) et de chefs-d’œuvre oubliés (Kongo, de William Cowen, “un choc”). Un hommage élégamment fougueux au septième art.
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